C'était un mardi matin comme tous les mardis matin : une journée qui commence avec 2h de sport.
Je me suis reveillée en beauté ( c'est à dire je me rendors à chaque fois que ma mère vient me reveiller),douchée, habillée, brossée, et caetera, je vais pour partir (houlà, houlà, il est moins 20, j'vais être en r'tard ! )lorsque ma mère me rappelle : "Oriaaaaaaaaaane, t'as oublié tes affaiiiiiiiiiiires de spooooort ! ".Et là,et là, je me dis : On est mardi.
Donc, après ce choc horrible, je repars, avec, pendouillant dans ma main, le sac plastique "INTERMARCHE, les mousquetaires", rempli de ces satanées affaires qui me rappellent la date d'aujourd'hui ; oui, aujourd'hui, on est mardi.
Après cinq dix minutes de trainage de pied et ruminage de pensées noires (on a sport;on a sport;on a sport;on a sport), j'arrive au collège. Je reste dans mon coin jusqu'à ce que quelqu'un vienne (salut oriane, benqu'estcequetufaistouteseule?)me dire bonjour. Après les (toute petites) dix minutes de récré, la sonnerie chantonne sa petite mélodie (la, mi, do#,la, pour votre info personnelle), et je vais rejoindre Anaïs, poignée de main solennelle; bonjour chère membre du N.E.S; comment ça va.
Pendant cinq minutes, les élèves discutent,les profs tardent, et moi j'espère qu'ils se sont cassé la figure dans les escaliers, et pourvu que, pourvu que,pourvu que.....
Raté. Ils sont là, elle, resplendissante dans son imper violet, lui, impassible. Les cinq minutes d'espoir sont passées (remarquez, des fois ils sont absent).
Et c'est parti pour les cris, les "la passe, la passe", les "madaaaaaaame, on est vraiment obligées de joueeeeeer", les "Aie, j'ai mal au ventre", les jurons, les cris de victoire, la sueur des pieds, des main, les "poum", "paf" et autres "bing", et en fin de cours, vers 9h30, les "eh tu sais pas ce qu'il m'a dit, et pschh, et psst", les filles qui regardent les garçons et les filles qui jouent au ping-pong avec la prof.
Et moi, dans tout ça ? Est-ce que je suis le rythme des autres, est ce que je choisi parmi toutes ces activités ? Oui, forcément, mais je choisis de jouer le jeu jusqu'à la fin. Je joue au ping pong jusqu'à ce que Mme F. nous demande de réintegrer le vestiaire, j'y joue, mais avec une petite musique dans la tête : "plus que 30 minutes, plus que 20 minutes, plus que 10...." Une petite musique qui s'arrête dès que je sors du vestiaire, quittant du même coup l'atmosphère lourde du gymnase, ses cris, et surtout....Quittant Mr. le sport, qui m'a fatigué/énervé/endormie.
Quand je sors du gymnase, ma première pensée c'est
"ouf, c'est fini"
Et la deuxième c'est
" Et mince, ça recommence vendredi"